Expérience d'élevage de la tourterelle à tête grise par Marc Bumb (Strepto. tranquebarica).

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 Expérience d'élevage de la tourterelle à tête grise par Marc Bumb (Strepto. tranquebarica).

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birdyfish



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MessageSujet: Expérience d'élevage de la tourterelle à tête grise par Marc Bumb (Strepto. tranquebarica).   Jeu 6 Nov 2008 - 18:08

Article de Marc Bumb paru dans la revue 'Les oiseaux du monde' (UOF) N°164 en 1999
 
Elevage :
 
En volière
On peut mêler cette tourterelle avec des exotiques, insectivores, cailles, petits perroquets, pigeons et tourterelles.
L’habitat doit être agencé (comme pour les autres tourterelles) de manière à réduire l’agressivité . C’est une espèce combative  mais sa petite taille réduit les effets de cette agressivité. Il faut simplement veiller à ce que la volière soit garnie de buissons denses pour nicher, se percher, et se soustraire à la vue de l’agresseur. Bien entendu, préserver quelques espaces libres afin qu’elle puisse exercer ses talents de vireuse au vol court et précis, et organiser des aires au sol dégagées  pour qu’elle puisse s’y étendre, ailes étirées, sous les rayons du soleil. Un arrosage remplacera la pluie pour la toilette quotidienne, et un petit bassin servira au bain de ventre occasionnel. ... Le décor planté,  il est préférable de loger l’espèce par couples car les mâles en colonie se disputent souvent au détriment de résultats d’élevage. Chez moi, dans le Sud-est, elle vit à l'extérieur toute l’année, dans les mêmes conditions que la tourterelle domestique. Elle partage la volière ( 3m x 7m ) en été avec des colombes diamants, zébrés, des insectivores, des cailles et des petits exotiques .
 
Nourriture :
 
Dans la nature cette espèce consomme entièrement au sol des graines de fourrage, mauvaises herbes, graines semées, déchets végétaux,  bourgeons et quelques insectes également. Elle s’alimente en troupe.
En volière, elle adopte naturellement les mélanges exotiques, pour tourterelles, et complète avec des insectes pendant la période de reproduction. Par imitation, elle accepte aussi les miettes de gâteaux, pain au lait, et aliment poussin.
 
Reproduction :
 
Dans la nature, la tourterelle se reproduit à tout moment dans la  zone la plus chaude, quand la nourriture est accessible, sinon seulement en été.
En élevage elle se reproduit à tout moment avec une préférence pour le printemps et l’été.
Le mâle parade, comme les autres membres du genre, en suivant la femelle, avec force de courbettes, inclinaisons et gonflements du cou. L’appel durant la parade surprend toujours le néophyte, s’agit-il du chant d’un oiseau ? C est une série de courts “coos” sourds semblables au coassement de la grenouille.
Comme pour les autres espèces, le mâle choisit généralement le site en s’y installant et le signale à la femelle en agitant les ailes, accompagné d’un appel grave. Si la femelle est satisfaite, elle rejoint le mâle et ils construisent le nid en trois jours. C’est une plate-forme fragile composée de fines brindilles dans de grands arbres ou arbustes. Ils acceptent aussi les nids artificiels comme les corbeilles en rotin, pots de fleurs ou les bacs de bois peu profonds, structures plus fiables que leurs ouvrages. On connaît le cas de quelques oiseaux qui ont même niché au sol.
La ponte débute, deux œufs blancs mesurant 26 x 20 mm, sont pondus et incubés par les deux sexes, le mâle de jour et la femelle de nuit.
Pendant seize jours environ, elles tiendront assidûment le nid, sans être déranger par les contrôles -  du moins les oiseaux nés chez l’éleveur et accoutumés à sa présence -. Les sujets d’importation sont par contre farouches et risquent d’abandonner les couvées en cas d’observation trop prolongée . A l’éclosion, les jeunes sont couverts d’ un long duvet jaunâtre. Ils sont nourris au lait de jabot, puis progressivement de graines de moins en moins digérées, enrichies de pinkies ( petits asticots ) que les parents vont chiper dans les mangeoires destinées aux insectivores! L’envol a lieu vers 16 jours et les petits reviennent encore longtemps au nid, s’ils ne sont pas dérangés. Il sont indépendants 3-4 semaines après l’envol et peuvent être séparés des parents à cette époque. Vers trois mois et demi, ils prennent leur plumage adulte et sont parfaitement sexables. La couleur prendra de l’intensité la seconde année. Les éleveurs bloquent la reproduction en séparant les sexes, souvent après trois pontes, pour préserver la vigueur des reproducteurs, mais aussi pour limiter la quantité de jeunes, la demande pour ces oiseaux étant assez limitée.
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